« Que représente Yad Vashem aujourd’hui ? », s’interroge Laure Adler dans ce récit intime, fruit de la nuit qu’elle a passée seule en 2026 dans l’Institut international pour la mémoire de la Shoah situé à Jérusalem. « Est-ce le récit national d’un pays fragilisé depuis le 7 octobre ? Est-ce un lieu de mémoire qui rend hommage aux six millions de juifs assassinés » pendant la Seconde Guerre mondiale ? Ou encore, un lieu d’études et de recherches où « l’on enseigne comment parler de la Shoah à des générations de jeunes » ? « C’est tout cela à la fois », répond l’essayiste qui sonde également sa propre identité en questionnant son rapport à la judéité qu’on lui a souvent prêtée.